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SM le
Roi
Mohammed
VI, que
Dieu
L'assiste,
a
adressé
un
discours
à son
peuple
fidèle à
l'occasion
du 58ème
anniversaire
de la
Révolution
du Roi
et du
peuple
20/08/2011
Marrakech-
Voici le
texte
intégral
du
discours
que SM
le Roi
Mohammed
VI, que
Dieu
L'assiste,
a
adressé
samedi à
la
Nation,
à
l'occasion
du 58ème
anniversaire
de la
Révolution
du Roi
et du
peuple.
"Louange
à Dieu.
Paix et
Salut
sur le
Prophète,.
Sa
Famille
et Ses
Compagnons.
Cher
peuple,.
La
commémoration,
aujourd'hui,
du
cinquante-huitième
anniversaire
de la
Révolution
du Roi
et du
peuple
se
distingue
par le
fait
qu'elle
intervient
dans le
contexte
de la
Constitution
avancée
que tu
as
approuvée,
et qui
ouvre
des
perspectives
démocratiques
prometteuses
pour le
parachèvement
de
l'édification
d'un
Etat
moderne
de droit
et des
institutions.
Cette
constitution
pose, de
surcroît,
les
fondements
d'une
régionalisation
élargie,
à la
faveur
d'une
mutation
historique
visant à
assurer
la
modernisation
et la
rationalisation
des
structures
de
l'Etat.
Cet
objectif
passe
par
l'adoption
de
réformes
substantielles
axées
sur une
bonne
gouvernance
territoriale
et
vouées à
la
promotion
du
développement
intégré.
Ces
réformes
visent
également
à
assurer
la
consolidation
de la
justice
sociale
et à
garantir
à tous
les
Marocains
les
attributs
d'une
citoyenneté
digne.
Notre
atout
majeur,
pour y
parvenir,
réside
dans le
dynamisme
créatif
de notre
jeunesse
dont
nous
célébrons
aujourd'hui
la fête.
C'est
une
jeunesse
qualifiée,
digne de
continuer
à porter
le
flambeau
de la
glorieuse
épopée
du Vingt
Août,
dans le
cadre
d'un
processus
proprement
marocain,
caractérisé
par
l'implication
des
jeunes
dans les
efforts
visant à
en
relever
les
défis.
Ces
efforts,
nous les
déployons
en
parfaite
communion
entre
toi,
cher
peuple,
et ton
Premier
Serviteur,
illustrant
de
nouveau
l'esprit
immuable
de la
Révolution
du Roi
et du
peuple.
Ceci
nous
porte à
considérer
la mise
en
oeuvre
optimale
de la
nouvelle
Constitution
comme le
point de
départ
d'un
processus
d'action
politique
visant à
promouvoir
le
développement
dans un
climat
de
respect
collectif
de la
loi, de
mobilisation
et de
confiance.
C'est là
un
préalable
incontournable
pour
dynamiser
l'économie,
stimuler
l'investissement
productif
et
garantir
les
conditions
d'une
vie
digne à
l'ensemble
de Nos
citoyens,
surtout
les
démunis
parmi
eux.
C'est
là,
donc, le
grand
défi
qu'il
incombe
à tous
de
relever
par des
efforts
intensifiés,
et au
moyen
d'institutions
agissant
comme
une
force
d'impulsion
de la
démocratie
et un
puissant
levier
de
développement.
Le
véritable
pari
qu'il
nous
faut
gagner
dans la
phase
politique
actuelle
ne
consiste
pas à
considérer
les
prochaines
élections
comme
une
simple
compétition,
certes
légitime,
entre
partis
pour
remporter
le plus
grand
nombre
de
sièges.
C'est
plutôt
une
occasion
pour
hisser
cette
compétition
au
niveau
d'un
combat
national
qualitatif
autour
de la
sélection
des
meilleurs
programmes
et du
choix
des
élites
qualifiées.
Il
s'agit,
en
effet,
d'entamer
judicieusement
la mise
en
oeuvre
de la
Constitution
et
d'imprimer
une
forte
impulsion
à la
mutation
politique
déterminante
que
connaît
notre
pays.
Pour
consolider
le
climat
de
confiance
en vue
des
prochaines
élections,
il ne
s'agit
pas
uniquement
de
rechercher
un
consensus
sur les
moyens
d'en
assurer
une
bonne
préparation.
Il
faudra,
avant
tout,
que
l'ensemble
des
acteurs
politiques
fassent
preuve
de
clarté
dans les
positions
proclamant
leur
engagement
à
renforcer
la
crédibilité
de ces
échéances
et à
récuser
les
préjugés
sur leur
issue,
bien
avant
leur
déroulement.
Il leur
appartient
aussi de
rompre
avec la
suspicion
politicienne
à
l'égard
de ces
élections,
car une
telle
attitude
ne peut
que
servir
les
ennemis
de la
démocratie,
les
défaitistes
et
autres
nihilistes.
Tout le
monde
-gouvernement,
parlement,
partis,
citoyens,
acteurs
associatifs
et
médias-
se
trouve,
de ce
fait,
face à
un
véritable
test
imposant
à chacun
de
prendre
ses
responsabilités
historiques
et de
placer
les
intérêts
supérieurs
de la
Nation
au-dessus
de toute
autre
considération.
A cet
égard,
les
autorités
gouvernementales
et
judiciaires
concernées
par
l'organisation
des
élections,
doivent
agir
dans le
respect
scrupuleux
de la
loi,
mettre
en œuvre
les
dispositifs
de
moralisation
de la
vie
politique
et
parlementaire,
et créer
les
conditions
d'une
compétition
électorale
libre.
Elles se
doivent
également
de
veiller
à
l'égalité
de
traitement
entre
les
différents
partis
politiques
et
d'observer
une
neutralité
positive.
Il leur
incombe
aussi de
s'opposer
avec
fermeté
à toutes
les
irrégularités
et de
lutter
contre
l'usage
de
l'argent
et
l'achat
des voix
visant à
pervertir
les
élections.
Elles
doivent
également
sévir
contre
l'abus
de
pouvoir
et
l'instrumentalisation
tendancieuse
de la
religion
et des
sacralités
dans les
batailles
électorales
à venir.
Certes,
l'action
partisane
et les
campagnes
électorales
nécessitent
un
financement
transparent
et
équitable.
La loi
en fixe
les
règles
et punit
tout
manquement
y
afférent.
Cependant,
quelles
que
soient
la
qualité
des lois
et la
fermeté
des
autorités,
le rôle
assigné
par la
Constitution
aux
partis
demeure
crucial
pour
assurer
la
crédibilité
des
élections
et
préserver
l'inviolabilité
des
institutions.
Partant,
les
partis
sont
appelés
à
rivaliser
d'ardeur
pour
l'élaboration
de
programmes
électoraux
novateurs
et
réalistes,
à même
de
répondre
aux
préoccupations
réelles
des
citoyens.
Ils se
doivent
également
d'accréditer
des
candidats
compétents
et aptes
à
assumer
des
responsabilités
au
niveau
des
pouvoirs
législatif
et
exécutif,
au sein
de la
majorité
comme
dans
l'opposition.
Il
importe
aussi
que les
partis
donnent
leur
chance
aux
jeunes
et aux
femmes
pour
favoriser
l'émergence
d'élites
qualifiées,
à même
d'apporter
du sang
neuf à
la vie
politique
et aux
institutions
constitutionnelles.
A cet
égard,
Nous
considérons
qu'à la
faveur
des
larges
prérogatives
que
confère
la
démocratie
territoriale
aux
conseils
qui en
sont
issus,
l'action
politique,
en tant
que
culture
et
pratique,
est en
passe de
connaître
une
transformation
substantielle
lui
permettant
de
transcender
le
concept
étroit
qui la
réduit à
une
simple
quête de
postes
gouvernementaux
ou de
sièges
parlementaires.
En
effet,
l'action
politique
va
s'ouvrir
sur de
vastes
perspectives
impliquant
des
milliers
de
mandats
électifs
à
exercer
au sein
des
conseils
régionaux,
provinciaux
et
locaux,
qui sont
autant
d'institutions
clés
pour
qualifier
des
élites
dignes
d'assurer
la
gestion
des
affaires
publiques.
Les
nobles
objectifs
inhérents
à
l'engagement
politique
ne
seront
pleinement
atteints
que
lorsque
la
classe
politique,
au lieu
de se
focaliser
sur des
postes à
engranger
au
niveau
central,
s'intéressera
davantage
au
mandat
électif,
local ou
régional,
vu que
celui-ci
permet
d'être
au plus
près des
préoccupations
légitimes
et des
besoins
fondamentaux
du
citoyen.
Quant au
citoyen-électeur,
qui par
son vote
librement
émis,
contribue
à
l'expression
de la
volonté
populaire,
Je lui
dis ceci
: En
participant
au
scrutin,
tu ne
fais pas
qu'exercer
un droit
personnel,
mais tu
donnes
mandat à
la
personne
que tu
élis,
pour te
représenter
dans la
gestion
de la
chose
publique.
Tu dois
donc
avoir
conscience
de la
portée
considérable
du
devoir
inhérent
au
suffrage
-qui ne
saurait
faire
l'objet
d'aucun
marchandage-
et t'en
remettre
à ta
conscience
patriotique,
pour
choisir
des
programmes
réalistes
et des
candidats
qualifiés
et
intègres.
Au
citoyen-candidat,
Je dis :
il est
temps de
rompre
définitivement
avec les
pratiques
électoralistes
scandaleuses
qui ont
porté
préjudice
à la
crédibilité
des
assemblées
élues,
et
entaché
la
noblesse
de
l'action
politique.
Il
appartient
donc à
toute
personne
qui
envisage
de faire
acte de
candidature
aux
prochaines
élections
de
garder à
l'esprit
la
corrélation,
consacrée
par la
Constitution,
entre
l'exercice
du
pouvoir
et la
reddition
des
comptes.
Eu égard
à la
place
que la
Constitution
leur
réserve,
dans
l'ancrage
des
valeurs
de
citoyenneté
responsable,
la
société
civile
et les
médias
sont
tenus
d'assumer
efficacement
leur
rôle en
matière
d'observation
légale,
indépendante
et
neutre
de la
régularité
des
opérations
électorales.
Cher
peuple,.
La
modernisation
et la
démocratisation
des
structures
de
l'Etat
apparaissent
clairement
à
travers
la
répartition,
par la
nouvelle
Constitution,
des
pouvoirs
centraux.
Elles se
manifestent,
avec
encore
plus de
force,
dans le
projet
de
régionalisation
avancée
qui est
fondée
sur le
transfert
du
centre
vers les
régions
de
prérogatives
et des
moyens y
afférents,
sur la
base des
principes
de la
démocratie
territoriale
et de la
bonne
gouvernance.
Il
s'agit
là d'une
démarche
propre à
favoriser
un
développement
régional
solidaire,
équilibré
et
intégré,
qui met
définitivement
fin à
l'allégation
colonialiste
d'un
prétendu
Maroc
utile,
et un
Maroc
inutile,
et qui
en finit
avec les
disparités
territoriales.
Pour
consolider
les
piliers
du grand
chantier
structurant
de la
régionalisation
avancée,
que nous
considérons
comme
une
nouvelle
révolution
du Roi
et du
peuple,
il
faudra
donner
la
priorité
à
l'élaboration
de la
loi
organique
y
afférente,
du fait
du lien
existant
entre
celle-ci
et
l'élection
des
conseils
régionaux,
ainsi
que les
échéances
et les
mesures
à
prendre
pour la
mise en
place de
la
deuxième
Chambre
du
parlement.
Par
ailleurs,
il
faudra
accélérer
le
processus
d'opérationnalisation
du Fonds
de mise
à niveau
sociale
et du
Fonds de
solidarité
interrégionale,
de
manière
à
renforcer
les
programmes
de l'INDH
visant à
combattre
la
pauvreté,
la
marginalisation
et
l'exclusion
sociale,
par le
biais de
projets
et
d'activités
générateurs
de
revenu
et
d'emplois,
surtout
pour les
jeunes.
En
effet,
la
jeunesse
marocaine,
consciente
et
responsable,
se
trouve
aujourd'hui
au cœur
du
projet
de
modernisation
constitutionnelle
et
politique,
au
regard
des
droits
et
devoirs
que
prévoit
la
Constitution,
ainsi
que des
instances
de
citoyenneté
agissante
qu'elle
préconise
pour
renforcer
l'adhésion
des
jeunes
aux
différentes
réformes
démocratiques
et aux
divers
chantiers
de
développement.
Nous
réservons
une
sollicitude
particulière
à tout
Notre
peuple,
aussi
bien nos
citoyens
vivant
au sein
de la
patrie
que ceux
résidant
à
l'étranger.
A
ceux-ci,
Nous
réitérons
Notre
hommage
pour
leur
attachement
à leur
identité
nationale,
et leur
volonté
de
garder
et
d'entretenir
les
liens
avec
leurs
proches
et leur
pays, en
s'y
rendant
de plus
en plus
nombreux,
en
veillant
à son
développement
et son
essor et
en ayant
à coeur
de
défendre
ses
justes
causes.
A cet
égard,
Nous
sommes
attaché
à la
mise en
oeuvre
optimale
des
dispositions
de la
nouvelle
loi
fondamentale
qui,
pour la
première
fois,
leur
garantit
constitutionnellement
la
jouissance
de tous
les
droits
de
citoyenneté,
ainsi
que la
protection
de leurs
intérêts
dans les
pays de
résidence,
et la
participation
la plus
large
possible
aux
institutions
nationales
et à la
gestion
des
affaires
publiques.
Cher
peuple,.
Notre
commémoration
de la
Révolution
du Roi
et du
peuple
coïncide
avec la
dernière
décade
du mois
béni de
Ramadan
où les
coeurs
de notre
peuple
sont
comblés
de
félicités
divines.
C'est un
moment
fort qui
commande
de
s'incliner
devant
la
mémoire
des
héros de
la
liberté,
de
l'indépendance
et de
l'unité,
notamment
et au
premier
chef,
Nos
Grand -
Père et
Père,
feus
Leurs
Majestés
les Rois
Mohammed
V et
Hassan
II - que
Dieu
bénisse
leur âme
dans
leur
dernière
demeure.
Nous
réaffirmons
également
le pacte
commun
qui Nous
unit à
toi,
cher
peuple,
et par
lequel
nous
nous
engageons
à
continuer
à porter
le
flambeau
de la
révolution
renouvelée
du Roi
et du
peuple.
Nous
puisons
en elle
et dans
l'esprit
de
l'heureuse
fête de
la
jeunesse,
les
exemples
de la
communion
symbiotique
et les
valeurs
de
sacrifice,
de
résistance
et de
persévérance.
Nous
nous en
inspirons
pour
oeuvrer
inlassablement
afin de
renforcer,
dans ce
contexte
régional
et
international
délicat,
la
position
de notre
pays qui
s'affirme
comme
modèle
de
développement
démocratique
serein
et de
progrès
constant,
dans
l'unité
et la
solidarité,
la
confiance
et
l'espérance,
la
quiétude
et la
stabilité.
Wassalamou
alaîkoum
wa
rahmatoullahi
wa
barakatouh". |