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Message
de SM le
Roi
Mohammed
VI Que
Dieu
L’assiste
à la
4ème
Conférence
internationale
de Tokyo
sur le
développement
de
l'Afrique
28/05/08
"Louange
à Dieu.
Prière
et Salut
sur le
Prophète,
Sa
famille
et Ses
Compagnons.
Excellences,
Messieurs
les
Chefs
d'Etat
des pays
africains
frères.
Excellence,
Monsieur
Yasuo
Fukuda,
Premier
Ministre
du
Gouvernement
japonais.
Excellences,
Messieurs
les
Chefs de
gouvernement.
Excellences.
Mesdames,
Messieurs.
Je
voudrais
tout
d'abord
exprimer
mes
remerciements
et mon
estime
au
gouvernement
japonais
auquel
revient
le
mérite
d'avoir
lancé
depuis
1993 le
processus
de la
Conférence
internationale
de Tokyo
sur le
Développement
de
l'Afrique,
une
conférence
qui
s'est
mue en
un forum
incontournable
pour se
pencher
sur les
questions
de
développement
dans le
continent
africain.
Je tiens
également
à
exprimer
la
gratitude
du Maroc
pour les
bonnes
dispositions
prises
par le
Japon et
ses
partenaires
afin
d'assurer
à la
quatrième
édition
de cette
importante
rencontre
internationale
les
meilleures
conditions
de
succès.
Il n'est
nul
besoin
pour
nous de
réaffirmer
ce que
nous
attendons
de la
Conférence
de
Tokyo,
qui se
doit de
rappeler
à la
communauté
internationale,
notamment
les pays
industrialisés,
la
responsabilité
qui leur
incombe,
en
termes
des
engagements
pris
pour
soutenir
et
accompagner
le
continent
africain
dans sa
marche
vers le
développement
et les
efforts
qu'il
déploie
afin que
ses
peuples
puissent,
par
leurs
moyens
propres
et en
comptant
sur la
solidarité
de leurs
amis,
concrétiser
les
objectifs
d'unité,
de
stabilité,
de
développement
durable
et de
prospérité
auxquels
ils
aspirent.
C'est
cette
démarche
qui a
justement
valu au
processus
enclenché
par
cette
conférence
internationale
l'estime
dont il
jouit
aujourd'hui
auprès
de
l'ensemble
des pays
africains.
Partant
de cette
vision
stratégique
prospective,
adoptée
par la
Conférence
et
incarnée
désormais
par un
plan
d'action
rigoureux,
conçu
pour les
cinq
années à
venir,
et étayé
par des
mécanismes
de suivi
et
d'évaluation,
le
Royaume
du Maroc
s'est
empressé,
dès le
lancement,
en 1993,
du
processus
y
afférent,
de s'y
investir
activement.
Il est,
en
effet,
convaincu
des
retombées
positives
de ce
processus,
notamment
pour ce
qui
touche
aux
secteurs
sociaux
comme le
développement
rural,
la
santé,
l'éducation
et la
mise à
niveau
des
ressources
humaines.
A cet
égard,
Nous
nous
félicitons
de la
coopération
tripartite
nippo-maroco-africaine
et
saluons
les
résultats
concrets
auxquels
elle a
donné
lieu, en
se
déployant
comme un
mécanisme
efficace
de
soutien
aux
efforts
de
développement
engagés
en
Afrique.
Excellences,
Si le
développement
humain
des
peuples
d'Afrique
vient en
tête des
points
inscrits
à
l'ordre
du jour
de cette
conférence
internationale,
il se
situe,
en même
temps,
au coeur
des
préoccupations
du
Maroc,
pour
lequel
il
constitue
le plus
grand
défi à
relever.
Voilà
pourquoi
Nous
avons
lancé,
en 2005,
l'Initiative
nationale
pour le
Développement
humain
qui n'a
pas pour
vocation
d'apporter
une
assistance
ponctuelle,
ni
d'agir
par pur
esprit
de
charité
ou
seulement
par
acquis
de
conscience.
L'INDH
procède,
plutôt,
d'une
vision
globale
où se
conjuguent
et se
complètent
les
dimensions
politique,
sociale,
économique,
éducative,
culturelle,
et
écologique,
Notre
but
étant de
bâtir un
Maroc
solidaire
fondé
sur la
démocratie
politique,
l'efficacité
économique
et le
partenariat
social.
Partant
de cette
vision
stratégique
intégrée,
nous
avons
assigné
à cette
initiative
qui
place
l'être
humain
au coeur
du
processus
de
développement,
trois
objectifs
majeurs
que nous
veillons
à
réaliser
dans des
délais
fixés
conformément
aux
échéanciers
arrêtés,
sur
toute
l'étendue
du
territoire
national,
et plus
particulièrement
au
profit
des
régions
et des
catégories
les plus
démunies.
Il
s'agit,
pour
cela, de
prendre
en
considération
les
besoins
et les
caractéristiques
humaines
et
spatiales
de
chaque
région,
et
d'agir
en
fonction
du
caractère
d'urgence
inhérent
à chaque
situation.
Il
importe
dans un
premier
temps d'oeuvrer
pour
combler
le
déficit
social
et
enrayer
le
phénomène
de
marginalisation
et
d'exclusion
sous
toutes
ses
formes,
et ce,
en
élargissant
l'accès
aux
infrastructures
et aux
services
sociaux
de base
dans les
secteurs
de la
santé,
de
l'enseignement
et de
l'alphabétisation,
outre
l'alimentation
en eau
potable,
l'électrification
rurale,
le
désenclavement
des
zones
éloignées
et
difficiles
d'accès
et la
lutte
contre
la
désertification.
Cette
initiative
vise en
second
lieu à
promouvoir
la
création
d'activités
génératrices
d'emplois
et de
revenus
stables
et à
assurer
la
restructuration
du
secteur
informel,
dont les
activités
représentent
une
fraction
importante
de
celles
entreprises
par les
différentes
composantes
du tissu
économique.
L'INDH
se veut,
en
troisième
lieu,
comme un
moyen
d'action
pour
venir en
aide aux
personnes
à
besoins
spécifiques,
notamment
les
femmes
et les
enfants
qui sont
confrontés
à des
conditions
de vie
difficiles,
ou qui
vivent
dans des
espaces
marqués
par la
précarité
et
l'exclusion
sociale.
Nous
avons
tenu à
ce que
cette
initiative
de
développement
prometteuse
repose
sur une
approche
participative,
concertée
et
inclusive,
permettant
l'appropriation
des
projets
programmés
par les
catégories
qui en
sont
bénéficiaires.
Cet
objectif
a été
atteint
au vu de
l'accueil
enthousiaste
et de
l'adhésion
forte
dont ces
projets
ont fait
l'objet
de la
part des
publics
cibles.
Menée en
coordination
et en
collaboration
avec
tous les
acteurs
concernés
et les
composantes
du tissu
associatif,
cette
expérience
a donné
des
résultats
probants
et
tangibles.
Elle a
permis,
en
l'espace
de ses
trois
années
d'existence,
de
réduire
sensiblement
les taux
de
pauvreté
et de
chômage,
notamment
en
milieu
rural.
Force
est donc
de
reconnaître
que
l'Initiative
nationale
pour le
Développement
humain
est mue
par les
mêmes
principes
de base
auxquels
adhère
la
Conférence
internationale
de Tokyo
sur le
développement
de
l'Afrique.
Elle
s'inscrit
également
dans le
cadre
des
Objectifs
du
Millénaire
pour le
Développement.
A cet
égard,
Je tiens
à
réaffirmer
que le
Maroc,
tel que
vous
l'avez
toujours
connu,
est
disposé
à
partager
son
expérience
et son
savoir-faire
en la
matière
avec les
pays
africains
frères,
à
l'image
du
soutien
qu'il
apporte
aux
projets
de
développement
humain,
notamment
dans la
région
du Sahel
et du
Sahara.
Je
tiens, à
cette
occasion,
à
assurer
le
gouvernement
japonais
de
l'expression
renouvelée
de Mes
remerciements
et de Ma
reconnaissance
pour le
soutien
généreux
et
l'aide
précieuse
qu'il
apporte
à
l'Initiative
Nationale
pour le
Développement
Humain.
Je lui
sais gré
également
de son
concours
conséquent
pour la
réalisation
d'un
certain
nombre
de
projets
de
développement
à
caractère
social
au
Maroc.
Excellences.
La
vision
stratégique
du
développement
en
Afrique
ne peut
escamoter
les
changements
climatiques
qui
surviennent
et qui
ont des
effets
pervers
sur
l'état
de
l'environnement,
et donc
sur les
conditions
sociales
des
peuples
de ce
continent.
En
effet,
et à
l'instar
des
autres
pays
d'Afrique,
le Maroc
est en
butte
aux
rigueurs
d'un
climat
rude,
liées à
la
sécheresse
et à la
désertification.
Conscient
de
l'importance
des
changements
climatiques
et de
leur
impact
sur le
développement,
le
Royaume
du Maroc
a
abrité,
en
novembre
2001, la
7ème
Conférence
des
Parties
sur les
changements
climatiques,
laquelle
a donné
naissance
aux
accords
de
Marrakech,
en
prélude
à
l'entrée
en
vigueur
du
Protocole
de
Kyoto.
De même,
le
Royaume
s'est
investi
de façon
agissante,
enthousiaste
et à
divers
niveaux,
dans les
actions
visant à
protéger
l'environnement
et à en
endiguer
la
dégradation,
en
restant
attaché
aux
programmes
méditerranéens
y
afférents
et en
oeuvrant
pour que
le
continent
africain
bénéficie
prioritairement
du
soutien
nécessaire
en
faveur
de ses
programmes
en la
matière.
Nous
tenons,
à cet
égard, à
saluer
l'adhésion
du Japon
à cette
orientation
constructive
et
l'engagement
qu'il a
souscrit
de
réserver
une
enveloppe
importante
à son
initiative
participative
"Cool
Earth
Partnership".
De même,
nous
souhaitons
que le
Japon
inscrive
la
question
de
l'environnement
à
l'ordre
du jour
du
prochain
Sommet
du G-8,
et que
les
grands
pays
industrialisés
-
surtout
ceux du
G-8-
suivent
ce bel
exemple
et
s'emploient
à
honorer
leurs
engagements
en la
matière,
vis-à-vis
des pays
du Sud.
A cette
occasion,
nous
saluons
vivement
et
sincèrement
l'engagement
de
Monsieur
le
Premier
Ministre
du Japon
de faire
part aux
dirigeants
des pays
du G-8,
des
résultats
de cette
conférence
et des
préoccupations
qu'inspirent
aux pays
de notre
continent,
les maux
écologiques
structurels
et les
grandes
problématiques
sociales.
Ce sont
autant
de
handicaps
qui ont
entravé
la
réalisation
des
objectifs
de
croissance
escomptés,
en dépit
des
efforts
soutenus
qui ont
été
consentis
en la
matière,
surtout
pour ce
qui
concerne
la lutte
contre
la
pauvreté,
l'analphabétisme,
le
chômage
et
l'émigration
illégale,
ainsi
que le
combat
mené
pour
atténuer
les
effets
de la
sécheresse
et de la
désertification.
Ces
handicaps,
de plus
en plus
périlleux,
constituent
désormais
des
défis
majeurs
trop
graves
pour que
notre
continent
puisse
les
affronter
sans que
la
communauté
internationale
- en
particulier
les
grands
pays
industrialisés-
y mette
du sien,
notamment
en
soutenant
les
initiatives
africaines,
dans un
monde
marqué
désormais
par des
changements
et des
mutations
aussi
nombreux
que
rapides.
Ce qui
confère
à cette
précarité
encore
plus
d'acuité,
c'est
que la
globalisation
féroce
et
débridée
qui est
en
cours,
est
porteuse
de
contraintes
que nos
pays
africains
ne
peuvent
prévenir,
pas plus
qu'ils
ne
sauraient
s'y
dérober.
A ces
contraintes
s'ajoutent
les
effets
pervers
de la
flambée
vertigineuse
des prix
du
pétrole
et des
denrées
de base,
et les
conséquences
économiques
et
sociales
qui en
découlent
et qui
menacent
de
dégénérer
en
véritables
catastrophes
humaines.
Devant
une
situation
aussi
inquiétante
et si
périlleuse
pour la
sécurité
et la
stabilité,
il est
impératif
de
s'employer
sans
tarder à
mettre
en place
les
moyens
et les
mécanismes
nécessaires
pour
aider
les
peuples
africains
à
affronter
les
fléaux
qui
affligent
leur
continent
en
matière
d'alimentation
et de
lutte
contre
la
pauvreté
et les
pandémies
ravageuses.
C'est
ainsi
que nous
donnerons
un
contenu
concret
au
devoir
de
solidarité
que nous
dicte
notre
conscience
collective,
en vertu
des
idéaux
humains
et des
hautes
valeurs
religieuses
qui nous
animent.
Il
importe
également
d'oeuvrer
pour
mettre
un terme
aux
foyers
de
tension
et
régler
les
conflits
armés et
les
différends
factices
qui
grèvent
les
ressources
de notre
continent
et
hypothèquent
ses
potentialités
humaines
et
naturelles.
Le
règlement
doit
évidemment
se faire
par les
voies
pacifiques,
dans le
respect
de la
souveraineté
des
Etats,
de leur
unité
nationale
et de
leur
intégrité
territoriale
et dans
le cadre
de la
légalité
internationale.
Nous
avons
grand
espoir
de voir
émerger
de cette
conférence
des
mesures
audacieuses
et un
engagement
ferme,
digne
des
grands
pays
avancés,
en
faveur
du
développement
de
l'Afrique,
car il
n'y va
pas
uniquement
de
l'intérêt
des
peuples
africains,
mais
également
de la
consolidation
de la
paix
mondiale,
de la
sécurité
collective
et du
progrès
partagé.
Que Dieu
le
Très-Haut
couronne
nos
travaux
de
succès.
Merci de
votre
attention.
Wasalamou
alaikoum
wa
rahamatoullahi
barakatouh". |